Une grande saga industrielle
Depuis l’époque amérindienne, la position géographique
de Trois-Rivières – à la croisée des cours d’eau
dominants – fait de ce lieu un important poste d’échange et un
endroit idéal pour le commerce. Fort de cet avantage, Trois-Rivières
accueillera au milieu du 19e siècle
plusieurs scieries, nouveau symbole de la prospérité économique
mauricienne. S’en suivra au 20e siècle, l’arrivée de l’industrie
des pâtes et papiers, propulsé par la demande sans cesse grandissante
du papier journal. Cette histoire est notre histoire, nous, Mauriciens et Mauricienne.À
travers Boréalis, ce sont ces quelques pages de notre mémoire collective
qui seront mises en valeur. Dans un décor unique, les visiteurs auront le
loisir de remonter le temps et de vivre l’épopée de l’industrie
des pâtes et papiers. Ils seront ainsi mis en contact avec les principaux
fleurons de notre identité : la rivière Saint-Maurice, la forêt
et la grande industrie papetière.
Une désignation importante de la Commission des sites et monuments historiques du Canada
C’est le 3 août 2006 que le Gouvernement du Canada a désigné l’Industrie des pâtes et papiers du Québec à titre d’Événement historique national au Canada. La plaque commémorant cet événement a été dévoilée au parc portuaire au mois de mai dernier. L’Industrie des pâtes et papiers du Québec allait donc joindre les rangs des événements historiques nationaux du Canada comme l’Arrivée de Jacques Cartier à Gaspé, la Construction navale à Québec, le Commerce des fourrures à Lachine, la Grande paix de 1701 et l’arrivée des Ursulines à Trois-Rivières. Cet événement historique national pourra désormais être interprété dans un lieu digne de son importance : Boréalis.
Un bâtiment chargé d’histoire
L’usine de filtration de la C.I.P. a été construite au début des années 1920. Elle servait à l’époque à pomper, filtrer et entreposer l’eau qui alimentait quotidiennement la papeterie. Au milieu des années 50, elle pouvait traiter quotidiennement plus de 20 millions de gallons d’eau afin d’assurer la production des 1000 tonnes de papier journal par jour.
Au fil des années, elle a conservé un degré élevé d’authenticité, puisque son architecture et ses mécanismes internes ont été préservés. Qui plus est, l’usine de filtration est, à ce jour, un des seuls bâtiments encore existants à pouvoir témoigner de la naissance des pâtes et papiers à Trois-Rivières. En 2006, elle a été désignée comme site du patrimoine par la Ville de Trois-Rivières.





















