Un petit clin d’œil à Voir bleu

Pour les prochaines semaines, c’est une vitrine bien spéciale qui vous accueille au musée Boréalis ! Alors que nos collègues de Culture Trois-Rivières travaillaient à l’ouverture de l’exposition Voir bleu, Collection Loto-Québec, présentée au Centre d’exposition Raymond-Lasnier, on s’est posé la question : peut-on aussi Voir bleu à travers les artéfacts de la collection du Musée Boréalis ?

Poser la question, c’est y répondre, car, de son logo vers une panoplie d’objets, la Canadian International Paper Company a longtemps affiché le bleu comme couleur officielle.

Nos recherches au cœur de la collection Boréalis nous ont donc permis de mettre la main sur quelques petits trésors colorés. Si ces objets peuvent sembler bien ordinaires, ils sont empreints de sens et ont fait la fierté de plusieurs travailleurs, qui les ont conservés précieusement pour finalement les léguer au musée par leur succession.

Nous vous invitons donc à découvrir en vitrine une douzaine d’artéfacts et de clichés sélectionnés avec doigté pour leur valeur historique, certes, mais aussi, exceptionnellement, pour leur couleur. On vous en donne un aperçu ci-bas avec nos 5 coups de cœur !

Voir bleu à Boréalis

Entrée principale de la CIP dans les années 1970 avant le rachat de l’usine par Produits Forestiers Canadien Pacifique. N2015.01.37 avec l’autorisation de Monsieur Désilets

Médaille de bronze pour les 25 ans de service de Jean B. Hébert en 1948. Monsieur Hébert était donc présent dans les toutes premières années de la CIP. La médaille est dans son boîtier d’origine d’un velours bleu foncé. 2014.83.01

Carte de membre du Canipco, le Club social de la CIP. Elle appartenait à Paul Auger. 2017.88.01

Casquette bleu poudre et blanche au devant, sur laquelle il y a le logo de la CIP. À l’arrière elle est faite en filet et elle est ajustable. 2014.65.01

Des ouvriers travaillent sur une bobine de papier sur la machine — CIP Trois-Rivières dans les années 1980. N2015.01.41 avec l’autorisation de Monsieur Désilets

La petite histoire de la CIP

L’International Paper débute sa filière canadienne avec l’usine de Trois-Rivières avec la première pelletée de terre en 1919. L’usine ouvrira officiellement ses portes en 1922. La CIP de Trois-Rivières est un joyau de technologie à ce moment. Dans les années 1950, l’ajout de la chloration à son processus de filtration de l’eau et ses 9 machines font de la CIP une usine qui bat des records de production. Travailler à la CIP est un privilège et assure un avenir à sa famille. La fierté des travailleurs se lit sur les visages malgré la dureté du métier. L’usine rythme le quotidien et organise la vie sociale. La CIP devient en 1979-1980 la PFCP (Produits forestiers Canadien Pacifique) dont la production de papier journal continuera jusqu’en mai 1992. Après 2 ans de fermeture, l’usine est réouverte sous le nom de Tripap. Toutefois, le marché ayant changé avec le déclin du papier journal et les machines étant vieillissantes, l’usine ferme ses portes définitivement en juillet 2000. La démolition s’étirera de 2001 à 2006. Aujourd’hui, Boréalis est le seul bâtiment témoignant de la présence de la CIP.

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Et si du bleu quotidien et ouvrier vous avez envie d’un bleu plus artistique à découvrir à travers plus de trente œuvres québécoises, on vous invite à visiter l’exposition Voir bleu, Collection Loto-Québec, présentée gratuitement au Centre d’exposition Raymond-Lasnier jusqu’au 10 janvier 2027.

Vous voulez en savoir plus sur la collection du musée Boréalis? Cet article vous renseigne plus en profondeur:  Les trésors cachés de Culture Trois-Rivières : plongée au cœur des collections.

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